Le passage Verdeau

L’entrée du passage Verdeau est située rue du Faubourg-Montmartre, rue très passante, bruyante et colorée. Du coup, lorsque je pénètre dans le passage, l’agitation cesse, et je me sens protégée, happée par une atmosphère authentiquement rétro. D’abord, j’observe les moulures du plafond (très haut), puis l’élégante verrière de fer et de verre qui distille une lumière douce grâce au bout de ciel dégagé.  Le sol en ciment a été tellement emprunté qu’il est bien abîmé par endroits, mais aussi lustré ce qui fait son charme. Long de 75 mètres et large de 3,75 mètres, inscrit aux Monuments historiques, ce passage, qui porte le nom du promoteur Jean-Baptiste-Ossian Verdeau permet de flâner à l’abri.
Tout de suite à ma droite, la librairie Farfouille, à la devanture d’un beau rouge carmin, m’attire. J’aime contempler ses livres anciens magnifiquement reliés. Deux petits personnages en vitrine, le sourire aux lèvres, lisent Vacances à la campagne ! Depuis des années, je les vois là, inchangés, ils ont de la chance eux, ils n’ont pris aucune ride !
Des tableaux figuratifs au n°28  font face à une pâtisserie à droite, puis ce sont des bijoux, des luminaires, une galerie de dessins anciens et d’aquarelles, des livres aux reliures soignées encore chez J.N. Santon.
Des bas-reliefs sont exposés en vitrine dans une sorte de magasin des curiosités. Un bistrot jouxte une échoppe de broderies encadrées qui a pris le nom d’un roman d’Emile Zola, « Au bonheur des dames ».
Des bandes dessinées anciennes que je meure d’envie d’acheter, mais dont je n’ose même pas demander le prix. Une nouvelle galerie de tableaux figuratifs et un restaurant italien ferment ce passage apprécié des amateurs d’art, chineurs et collectionneurs.

Mon petit choix de boutiques : librairies Farfouille, J.N. Santon ; Au Bonheur des dames.